Responsive menu

Raphaël Collignon gagne le derby liégeois et va en demi à Toulouse

La semaine dernière c'est à un sixième duel Onclin-Collignon sur le circuit pro auquel on a eu droit en quart de finale du tournoi 25.000 dollars de Toulouse. Raphaël Collignon s'est imposé dans une partie à rebondissements, mais s'est arrêté ensuite en demi-finale.
 

La saison dernière, Gauthier Onclin et Raphaël Collignon avaient pu participer aux qualifications du tournoi de Roland Garros, cette année il y a malheureusement fort à parier que l'on n'y verra ni l'un ni l'autre.
On le sait depuis quelques semaines pour Raphaël qui a rétrogradé au classement (ATP 438) après les six mois de blessures en 2023. C'est désormais probable pour Gauthier Onclin qui pointe aujourd'hui 279e mondial, avec encore 32 points ATP à défendre d'ici le "cut" fin avril et quinze jours de préparation à la terre battue au programme, donc sans tournoi, après le troisième 25.000 dollars français que nos compatriotes disputent cette semaine à Saint-Dizier.
 
De 1-5 à 7-5
 
Lors du 25.000 dollars de Toulouse, on a donc assisté en quart de finale au sixième Onclin-Collignon sur le circuit pro depuis 2021. Un très bon match quoique toujours particulier puisque les deux garçons s'entraînent tout le temps ensemble.
Là, on peut dire que c'est Gauthier qui a laissé passer sa chance après avoir perdu le premier set 6-4. Il a, en effet, mené 1-5 dans le deuxième... qu'il a perdu 7-5, Raphaël égalisant ainsi à 3-3 au bilan de leurs confrontations directes.
"Je n'avais plus rien à perdre dans ce set, j'ai lâché mes coups en pensant préparer le troisième, il s'est un peu tendu, et finalement c'est passé", résumait le vainqueur après avoir aligné un étonnant 6-0.
 
"On sait comment l'autre pense"
 
"Il faut un peu de tout pour que cela se passe comme ça, soulignait Steve Darcis qui accompagne les deux joueurs. Un peu de réussite, d'abord, pour que cela se mette aussi bien pour l'un et mal pour l'autre. On sait tous ce dont est capable Raphaël dans une bonne passe, il a super bien servi, et Gauthier a eu un peu de mal. Je regrette qu'ils aient dû s'affronter à ce stade, ils pouvaient aller plus loin tous les deux".
Même s'ils s'entendent bien, cela ne doit pas être simple non plus à gérer quand on vit tout le temps côte à côte. 
"En pareil cas, c'est facile pour moi, je n'ai rien à dire, je suis neutre, continue Steve, l'un est forcément déçu, l'autre content, ce sont des choses qu'il faut accepter quand on est pro."
 
"Coup sur la tête"
 
"Lorsqu'on se connaît à ce point, on sait comment l'autre pense, ses petites faiblesses, là où il est moins fort, quand il peut devenir plus fébrile, mais c'est valable pour les deux", dit encore Raphaël.
En demi-finale, par contre, face au Français Maxime Janvier (27 ans, ATP 252), les occasions c'est lui qui les a laissées passer.
En perdant le premier set 4-6 après avoir mené 3-1, en ne bouclant pas plus vite le deuxième alors qu'il menait 5-3, 40-0, pour finalement s'imposer 7-5, mais surtout en menant 3-2, 0-40 dans la manche décisive, avant de se prendre sept points d'affilée et même 1-12 pour se retrouver mené 3-5 puis battu 4-6.
"Pourquoi, comment ? Difficile à dire. Le niveau de jeu est bon, et tout d'un coup, il n'y a plus rien, coup de fatigue, coup sur la tête, plus d'expérience et de meilleurs choix en face ? Alors que j'avais justement le sentiment qu'il était un peu au dessus de son adversaire, c'est dommage", dit Steve Darcis.
 
"Dur pour Gauthier"
 

Il n'est pas faux d'écrire que l'on pouvait s'attendre à une meilleure récolte lors des premiers mois de l'année. 
Il ne sert à rien de se poser des tas de questions, pour remonter au classement il faut faire des points, martèle Steve Darcis. Je trouve qu'ils jouent très bien tous les deux, mais il faut gagner des matches. C'est un peur dur pour Gauthier qui a disputé les qualifications de quatre Grands Chelems d'affilée, mais il a intérêt à s'accrocher. Il n'a pas eu beaucoup de chance au tirage en 2024, Pouille en Thaïlande, Kovacevic qui l'élimine 9-7 au tie-break en qualifs à l'Australian et qui va au 2e tour du tableau final, Riedi qui gagne le BW Open, deux fois l'excellent Australien Walton qui vient d'atteindre le tableau final à Miami, de très bons joueurs, et il n'est jamais loin, cela peut tourner".
 
Seulement en finale
 
Quant à Raphaël?
"Il met un peu de temps, mais il ne faut pas oublier qu'il a perdu sept ou huit mois l'an dernier, rappelle Steve. "Il m'a fallu retrouver une confiance physique, une maîtrise sur le court, se réaffuter en quelque sorte, à Toulouse je me suis déjà beaucoup mieux senti", confirme l'intéressé.
Cette semaine, dernier épisode avant le retour au plein air et à la brique pilée. Et cette fois aucune chance de vivre un duel belgo-belge avant la finale.
"On est dans les deux parties opposées du tableau, sourit Onclin. Par la suite, Raphaël effectuera une préparation d'une semaine à la terre battue, avant de reprendre avec deux 25.000 dollars en Tunisie, à Hammamet. Quant à Gauthier, qui a déjà pas mal voyagé cette année, il prendra deux semaines pour s'entraîner, avant de se confronter vraisemblablement à des qualifications en tournoi Challenger.
Quant à Emilien Demanet, il dispute un 15.000 dollars en Crête, à Heraklion.
 
 

Retour à la liste