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Belgian Junior Circuit à l'Argayon : une édition particulière

Rendez-vous traditionnel pour les meilleurs jeunes Belges en période de fêtes, le tournoi organisé la semaine dernière par l'Argayon, limité cette année aux moins de 13 ans, s'est déroulé dans une atmosphère très particulière, situation sanitaire oblige.

Contraste saisissant

D'habitude, c'est un peu l'effervescence durant la semaine de Noël à l'occasion du tournoi référence organisé par l'Argayon où nos promesses juvéniles ont la possibilité de croiser la raquette et de se jauger au niveau national. "Ce sont les vacances... les parents, l'entourage des jeunes se déplacent plus volontiers, on a du monde, les gens restent, il y a de l'ambiance", explique Xavier Daufresne, qui officiait comme juge-arbitre cette année, "le contraste avec ce que l'on vient de vivre est assez saisissant. Selon les règles ministérielles, seuls les enfants de moins de 13 ans étaient autorisés à jouer, et ils ne pouvaient être accompagnés que d'un membre de leur famille, on ne pouvait bien sûr servir ni à boire, ni à manger. On ne comprend pas tout dans ce qu'on nous impose, mais l'essentiel était que la compétition ait lieu pour les jeunes qui y étaient autorisés, on était contents de pouvoir faire quelque chose sur le plan sportif alors que tout était à l'arrêt depuis fin octobre, et au final on a pu rentrer dans nos frais."

A Genk cette semaine

On n'étonnera personne en indiquant que le monde du tennis l'a mauvaise et a du mal à accepter que l'on ne puisse frapper une balle par dessus un filet à vingt mètres de distance en toute sécurité, même en indoor. "Selon moi, il est plus risqué de jouer à quatre dehors sur un terrain de padel qu'à deux à l'intérieur sur un court traditionnel en respectant les consignes", estime Xavier Daufresne. Quant au tournoi brabançon lui-même, comment expliquer que les enfants qui ont un entraîneur toute la semaine ne puissent l'avoir à leur côté en match, ou même qu'il n'y ait pas au moins un observateur fédéral accepté pour juger de leur performance ? La règle étant la règle, tous les sports ayant été mis sur le même plan en indoor, il en sera encore de même cette semaine à Genk où se disputera le pendant néerlandophone de l'organisation nivelloise, avec les mêmes protagonistes pour la plupart.

Formé à l'ancienne
Quant aux résultats proprement dits, on pointera, en moins de 9 ans garçons, la présence de trois francophones en demi-finales, et la victoire du petit Loan Labalue qui joue pour Fayenbois mais dont le père Jean-Luc tient le petit club de Chênée. "Ce garçon a littéralement vécu dans ce club, sur le terrain tous les jours, tapant la balle sur le mur, il s'est en quelque sorte formé tout seul, à l'ancienne, comme les Rochus sur la terrasse familiale", dit Yves Beckers, "de cette manière il a développé plein d'aptitudes, mais devra désormais en développer d'autres bien sûr."

Dans la catégorie supérieure, Raphaël Debelder, du Set Wahis, qui dominait un an plus jeune, a dû batailler pour arriver en finale, preuve que la confiance est toujours là, mais y a trouvé son maître en la personne du Louvaniste Nathan Baum, preuve qu'il doit faire évoluer plus son jeu vers l'avant.
 


Nathan Baum et Raphaël Debelder (JG-10)











                     Julien Adam et Mathis Henry (JG-11)
Un francophone en Flandre

La finale de la catégorie moins de 11 ans a présenté la particularité d'opposer deux garçons parlant français mais de consacrer un joueur de Tennis Vlaanderen, à savoir Mathis Henry, qui est affilié au Panorama. Il a battu Julien Adam, lequel a par ailleurs remporté le double avec Alistair Mutsch. En moins de 13 ans, le Montois Solen Aerts a été sorti dès les quarts de finale, mais il s'en est fallu de très peu que l'histoire soit tout autre puisqu'il ne s'est incliné qu'au tie-break du troisième set (après avoir gagné le premier 6-1) face au futur vainqueur Nand Vandepoele. "C'est sûrement une déception pour Solen... mais pas pour nous, que du contraire, il a développé un niveau de jeu très intéressant et confirmé son potentiel", insiste Yves Beckers.

Enfin, chez les filles où traditionnellement les néerlandophones dominent, on saluera la place de finaliste d'Artemis Anastasiadis du club de Géronsart en moins de 9 ans (elle a également gagné le double avec la Liégeoise Céline Fagnan), et celle de Romy Fohnen, affiliée au K.T.C. Eupen et soutenue par l'AFT dans le cadre du Team Girls, qui confirme, face à la meilleure Flamande de la catégorie Anastasia Huijsegoms.
 

Artemis Anastasiadis et Mijs Olaerts (JF-9)







 


                 Romy Fohnen et Anastasia Huijsegoms (JF-13)












 

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