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Coupe Davis : quelles chances pour l'équipe belge en Hongrie ?

Sans son atout maître David Goffin en recherche de sensations, qui a décidé de prolonger son temps d'arrêt avant Indian Wells (la semaine prochaine) plutôt que de faire étape à Debrecen, les chances de qualification belge sur la terre battue hongroise ces vendredi et samedi sont sensiblement amoindries. Cela n'empêche pas notre équipe d'y croire, inspirée par son énorme exploit de l'an dernier au Brésil.

Uberlandia

On a beau dire, à juste titre, que le classement n'a qu'une importance relative en Coupe Davis, on n'échappe pas aux constats logiques. Lorsqu'on aborde une rencontre en terre étrangère avec un 154e et un 222e mondial face à deux Top 100, on n'est pas favori, c'est juste un fait. Dans ces conditions, malgré une paire de double performante, parvenir à se qualifier une deuxième fois pour la phase finale de Madrid représenterait un réel exploit. A l'image justement de ce que notre équipe, déjà privée de Goffin et Darcis, avait réalisé il y a treize mois à Uberlandia au Brésil, sur terre battue indoor également. Voilà pourquoi plus personne ne se hasarde à parler de voyage sans espoir lors de cette semaine hongroise, et surtout pas un groupe de joueurs (seul Bemelmans n'en était pas) qui n'est pas près d'oublier ce qui reste peut-être le plus extraordinaire souvenir du président André Stein à la carrière pourtant bien remplie.

Liège

Ce week-end là, face à deux joueurs mieux classés, qui évoluaient sur leur surface et devant leur public, Kimmer Coppejans avait mis à son actif un impressionnant "sans faute" comme il n'en a vraiment réalisé qu'en Coupe Davis. A chaque fois, on l'espère aussi relancé pour son compte personnel, en vain malheureusement. On compte donc de nouveau sur lui, aujourd'hui 154e à l'ATP, pour se sublimer et réussir l'impossible, face donc à deux Top 100. On connaît mieux Marton Fucsovics qui était encore 30e mondial l'an dernier à pareille époque et qui a d'ailleurs battu David Goffin à Madrid. On l'a également suivi cette année à l'Australian Open jusqu'en 16e de finale où il a remporté le premier set contre Roger Federer après s'être offert auparavant les scalps de Shapovalov et Sinner. Mais si le leader du tennis hongrois ces dernières années est retombé 84e mondial c'est que ce sont, là, ses seuls résultats probants de l'année, et on espère que Ruben Bemelmans, qui vient de se refaire une petite santé avec une demi-finale en Challenger et une victoire en 25.000 dollars, n'a pas oublié qu'il avait battu le numéro un magyar il y a deux ans, à Liège, lors de la dernière confrontation entre les deux pays, David Goffin ayant assuré ensuite la qualification en battant les deux (mêmes) joueurs adverses.

Debrecen

Numéro un hongrois, Fucsovics ne l'est d'ailleurs (officiellement) plus puisqu'à la surprise générale il vient de se faire passer par Attila Balazs, 31 ans, qui a gagné 30 places au ranking ATP, désormais 76e mondial, grâce aux 190 points de sa récente demi-finale à l'ATP 500 de Rio après des victoires sur Cuevas et Monteiro alors qu'il était lucky loser. "Fucsovics préfère le rapide, mais Balazs est très solide sur terre battue", confirme Steve Darcis qui a pris ses marques cette semaine dans ses nouvelles fonctions au sein du staff technique de l'AFT et qui regardera les matches de loin un petit pincement au coeur. "A priori, à part le double Gillé/Vliegen qui s'est installé et a pris des planches sur le circuit, personne n'attend rien, certains pensent que c'est mort, mais c'est justement pour ça qu'il y a une belle carte à jouer." En gros, rien à perdre. "Johan (Van Herck) aligne le meilleur de ce qu'il a à sa disposition. On était parti au Brésil avec dans la tête qu'on avait zéro chance, je dirais que de même ici aucun des Hongrois n'est imbattable", conclut André Stein. La rencontre se disputera dans le Fönix Hall de Debrecen à quelques 230 bornes de Budapest où la phase finale de la Fed Cup est programmée dans cinq semaines. "On nous annonce 6.000 personnes, mais je sais ce qu'il en est de ce genre de prévisions, mieux vaut attendre et juger sur pièces", continue le président. "Ici aussi, tout le monde ne parle que du coronavirus, notamment dans la perspective de la Fed Cup qui doit réunir douze nations mi-avril et pour laquelle il n'existe guère de date de repli éventuel au calendrier."

Le programme (TV en direct sur la VRT/Sporza)

Les cinq matches se jouent désormais en deux sets gagnants, sur deux jours, et le double ouvre la deuxième journée.

Vendredi 6 mars
16 h Attila Balazs - Ruben Bemelmans, suivi de Marton Fucsovic - Kimmer Coppejans

Samedi 7 mars
12 h Fucsovic/Balazs - Gillé/Vliegen, suivi de Balazs - Coppejans et Fucsovic-Bemelmans.
 

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