Responsive menu

Les Belges à Prague avec des ambitions en Billie Jean King Cup

A partir de lundi, la Belgique disputera la phase finale de la Fed Cup, rebaptisée il y a peu Billie Jean King Cup en hommage à la grande championne américaine. Avec Elise Mertens en tête de gondole, notre équipe a rallié Prague avec d'autant plus d'ambition que les nations qu'elle rencontrera en poule seront privées de leurs meilleures joueuses. Allez les filles, l'occasion est belle !

Favoris sur le papier

Cette phase finale aurait déjà dû avoir lieu en 2020 à Budapest, mais la pandémie en a décidé autrement. Dans cette nouvelle configuration d'épreuve, calquée sur la Coupe Davis, où il y a plus d'argent à gagner pour les joueuses et les fédérations, mais où le public ne se bouscule pas sauf quand le pays hôte joue, tout a été fait pour pouvoir quand même la disputer quitte à retarder l'échéance et à la déplacer dans un pays qui la prend très au sérieux puisqu'il l'a gagnée six fois depuis 2011, la République tchèque. On peut donc penser qu'il y aura au moins des supporters locaux pour porter leur équipe vers un 7e triomphe, malgré l'absence remarquée de Pliskova et Kvitova. Surtout à cette époque de l'année, on n'est pas étonné d'enregistrer autant de forfaits marquants, dans un contexte qui ne passionne pas outre mesure malgré la valeur du prize money, exception faite cette fois de la Russie qui sera donc l'autre formation à surveiller de près pour le titre. Pour leur part, les Belges se sont spécialement concentrées sur les équipes de leur poule éliminatoire, l'Australie et la Biélorussie, avec clairement à l'esprit l'ambition d'atteindre les demi-finales. Face à des adversaires au complet, cela aurait pu ressembler à une mission sinon impossible, du moins très difficile. Mais l'Australie s'est déplacée en Tchéquie sans Ashley Barty et Sam Stosur, tandis que les Biélorusses seront privées de Sabalenka et Azarenka. Cela change évidemment la donne, avec désormais Alja Tomljanovic (WTA 43) d'un côté et Aliaksandra Sasnovich (WTA  86) de l'autre en premières joueuses. Elise Mertens sera donc non seulement la mieux classée de la poule, mais la Belgique sera également la seule à pouvoir aligner deux membres du Top 100, sur le papier elle devient donc favorite logique pour la qualification. "On sait la valeur relative des classements dans ce genre de compétition. Il n'empêche que l'on doit effectivement vouloir finir premières du groupe", lance le capitaine Johan Van Herck, "certaines équipes sont ici avec leurs meilleures forces; ce n'est pas le cas de celles que nous affrontons dans notre poule. Je dis donc qu'on peut gagner nos deux matches - ce qui ne veut pas dire qu'on va les gagner - et qu'on a les qualités pour aller en demi-finales. Je ne crois pas que l'on puisse nous compter parmi les favoris de la compétition, mais sûrement parmi les outsiders."

On compte sur Elise

La formule est classique : deux simples et un double lors de chaque rencontre. La sélection belge, vous la connaissez sans doute. Elise Mertens bien sûr, 20e mondiale; c'est sur elle que reposera à nouveau l'essentiel de nos chances. Si elle gagne ses deux simples et qu'elle peut aussi jouer en double s'il le faut, on aura accompli un grand pas vers les demis. Mais quel sera son état de forme ? Elle a énormément joué cette année, simple et double, avec parfois des fortunes diverses. A Indian Wells, elle a gagné le double mais a été éliminée en simple dès le premier tour par l'Italienne Paolini 56e mondiale. Depuis, elle a pris un peu de repos, reste à voir comment elle nous reviendra. "La saison a été lourde, avec beaucoup de longs voyages, je sentais que j'avais besoin de souffler, de recharger les batteries, pour être prête à gagner des matches ici", disait-elle. Derrière Elise, on ne doit pas oublier Greet Minnen, qui a passé un cap en 2021. Elle a, en plus, de bons souvenirs praguois puisqu'elle y a atteint les demi-finales au mois de juillet, également sur dur mais en plein air. Et puis, surtout, elle est arrivée au troisième tour à l'US Open en sortant des qualifications, ce qui lui a permis de réaliser un bond de géante au classement mondial, où elle pointe désormais 69e. Les points d'interrogation sont plus importants en ce qui concerne les deux autres sélectionnées, Kirsten Flipkens et Ysaline Bonaventure, qui ne totalisent que 14 victoires à elles deux en 2021, la Limbourgeoise n'ayant pas joué du tout entre fin mars et fin septembre en raison d'une blessure à la cheville. Dans les deux cas, l'occasion est belle de sauver une saison calvaire, pour raisons diverses. Flipkens, 35 ans, sur laquelle le capitaine table sans doute en double, a rejoué huit matches ce dernier mois pour se remettre en jambes et se dit d'attaque. Elle a rappelé qu'elle se trouvait déjà sur le terrain en 2006 lors de la deuxième finale belge de Fed Cup, perdue contre l'Italie à Charleroi, sans Kim et avec Justine qui avait gagné ses deux matches de simple, mais qui, blessée, n'avait pu aller au bout du double malgré le gain du premier set. "Un double que j'avais disputé, juste pour dire que je ne manque pas d'expérience et que cela peut servir", sourit-elle. Rappelons qu'il y a exactement 20 ans ,Kim et Justine ramenaient la Fed Cup en Belgique, après avoir dominé la Russie à Madrid. Bel anniversaire.

- La Belgique jouera son premier match lundi contre la Biélorussie et mardi face à l'Australie. Si elle se qualifie pour les demi-finales elle rejouera vendredi.
 

Retour à la liste