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L'Astrid Bowl retrouve sa place avant Roland Garros

Après l'annulation "covid" de 2020 et le déplacement du tournoi, contraint, forcé, l'an dernier, à la mi-septembre en pleine saison sur dur, les organisateurs de l'Astrid Bowl, qui persistent et signent depuis 57 ans, retrouvent cette année leurs dates fétiches et leur rôle de marchepied avant le tournoi juniors de Roland Garros.

Unique en Belgique

Il faut commencer par rappeler que l'Astrid Bowl est un tournoi unique en Belgique, une compétition juniors d'un niveau mondial grade 1, c'est-à-dire juste en dessous de quelques grades A et des Grands Chelems, qui permet aux jeunes Belges, auxquels si nécessaire sont réservées nombre de wild cards, de se confronter à la crème des aspirants pros. Rien que pour ça, on se doit de féliciter et de remercier les bénévoles équipes du directeur/président Philippe De Raeve. Dieu sait si de nos jours maintenir une telle organisation, donc garder aussi les partenariats et sponsors qui la permettent, équivaut souvent à soulever une montagne, surtout qu'à ce niveau il y a "hospitality" complète, c'est-à-dire qu'il faut des hôtels pour loger tout ce petit monde, et un traiteur pour les nourrir. "Bravo, la Belgique du tennis doit être reconnaissante", comme l'a dit le président de l'AFT Pierre Crevits.

Ce ne sont pas toujours les vainqueurs qui réussissent

Au risque de devenir redondant, il ne se passe pas une année sans que l'on ne revienne sur l'avalanche de futurs grands noms, de Federer à Hewitt, de Kuerten à Rios, de Navratilova à Capriati, de Stosur à Azarenka, de Henin à Clijsters, de Dewulf à Malisse, qui sont passés par les courts de Marcinelle à un âge ou un autre, et pas forcément pour y gagner. Tant il est vrai qu'un résultat chez les juniors n'a jamais garanti un niveau de carrière professionnelle, en revanche pour celui de la catégorie concernée, on sait qu'on est dans le haut de gamme, et pas seulement lors des finales. Pour prendre un exemple à Roland Garros, en 2016, le tournoi juniors parisien a été gagné par le Français Blancaneaux, qui fait aujourd'hui partie de la Fondation Hope and Spirit et qui avait battu Shapovalov en demi-finale puis Auger-Aliassime en finale, or ce sont ces derniers qui ont gravi, jeunes, les échelons vers les sommets. Kim Clijsters et Steve Darcis ont joué la finale de l'Astrid, ils ne l'ont pas gagnée, au contraire de Stefan Wauters, Niels Desein, Germain Gigounon, Julien Cagnina, Joris De Loore... Il n'en reste pas moins que, parmi les lauréats de l'Astrid ces dix dernières années, figurent Leylah Fernandez 17e mondiale et finaliste de l'US Open, Jelena Ostapenko, gagnante de Roland Garros, et Ashleigh Barty qui a dominé le circuit féminin jusqu'à sa précoce retraite... 

Une dizaine de Top 50

Cette année, on aurait aimé voir à l'oeuvre notre deuxième mondiale Sofia Costoulas, ainsi que Gilles Arnaud Bailly, 20e mondial, mais si se situer juste avant Roland Garros, et si proche de Paris, présente des avantages, cela comporte également des inconvénients. Cette semaine, se dispute le grade A de Milan auquel participent nos deux meilleurs atouts, qui vont souvent loin dans les tournois (ce n'est pas le cas cette fois de Gilles Arnaud, éliminé au 2e tour en Italie), il peut y avoir la crainte de trop en faire avant un Grand Chelem, principal objectif de la saison. Nous nous souvenons néanmoins que Sofia Costoulas est allée en finale de l'Open d'Australie après avoir remporté le tournoi de Traralgon la semaine précédente. Bref, nous aurons malgré tout une petite dizaine de Top 50 mondiaux, aussi bien chez les garçons (dont Alessio Basile) que chez les filles. Deux Péruviens, 5e et 11e mondiaux, Gonzalo Bueno et Ignacio Buse, emmènent la liste des participants qui ne compte pas moins de six Américains. La Russe Ksenia Zaytseva et l'Américaine Liv Hovde, 7e et 8e mondiales, font de même côté filles, où Amélie Van Impe est 5e tête de série, Amelia Waligora et Juliette Bovy entrant également directement en tableau final.

- Les wild cards attribuées à nos compatriotes en tableau final : Idriss Haddouche, Emilien Demanet, ,Sébastien Cauhape et Niels Ratiu chez les garçons, Flo Helsen, Sara Pantelic, Maurane Meyers et Romane Longueville chez les filles.

- Les finales du samedi 28 mai seront diffusées par Télésambre et d'autres télévisions régionales.

Retrouvez la programmation quotidienne et les tableaux en cliquant ici. 
 

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